Archipel-de-Mingan

Archipel-de-Mingan

Véritable joyau de la nature, l’Archipel-de-Mingan est situé sur la Côte-Nord du golfe du Saint-Laurent, au large de Havre Saint-Pierre et face à l’île d’Anticosti. Désigné réserve de parc national du Canada en juin 1984, ce territoire unique s’étends sur près de 152 km de longueur, entre Longue-Pointe-de-Mingan et Aguanish. L’Archipel-de-Mingan est constitué d’une quarantaine d’îles calcaires et de plus de mille îles et îlots granitiques, d’une flore riche et diversifiée et de plusieurs espèces d’oiseaux marins. C’est également la plus grande concentration de monolithes d’érosion au Canada, pas étonnant qu’il soit l’un des attraits touristiques les plus prisés de la Côte-Nord. Nous aurons la chance de découvrir quatre de ces îles insolites…


Île Quarry

Après de long kilomètres parcourus sur la route 138 – la route des Baleines, nous voici arrivés à notre ultime destination, Havre-Saint-Pierre. C’est à partir de ce petit village de la Minganie que nous aurons accès à l’île Quarry, l’une des plus grande île de l’archipel. La seule manière de s’y rendre est par bateau, il faut réserver directement auprès des Services maritimes Boréale. Le transporteur maritime se trouve au port de Havre-Saint-Pierre situé au 1010 promenade des Anciens, au portail Pélagie Cormier. Ce bâtiment touristique abrite également le bureau d’accueil de Parcs Canada ainsi que le bureau d’information touristique de la région. Sur l’île Quarry, le sentier que nous devons effectuer est Les Cypripèdes, celui qui longe le littoral sur plus de 10 km. Une courte escale sur cette île est insuffisante pour effectuer cette randonnée alors nous optons pour une nuitée de glamping en tente oTENTik! Ayant réservé à l’avance auprès de Parcs Canada, nous séjournerons en prêt-à-camper avec un couple d’amis, eux aussi randonneurs de niveau argent. Debout sur le quai, nous attendons tous avec impatience le départ de notre embarcation vers cette île envoûtante. Mais sera-t-il possible de naviguer dans cet épais brouillard marin? La brume est si dense qu’on arrive à peine à distinguer le ciel de la mer! Après avoir enfilé de gros manteaux de flottaison, nous montons tout de même à bord du Capitaine Yockell, ce bateau ouvert pouvant accueillir plusieurs passagers. La visibilité est plutôt réduite mais malgré tout, en moins d’une heure, nous accostons sur l’île Quarry

Le camping Baie Quarry Est est situé à seulement 450 mètres du débarcadère et des chariots sont mis à notre disposition afin d’y transporter nos bagages. Cependant, nous déposerons notre attirail à l’intérieur de l’abri pique-nique situé près du quai, car il est trop tôt pour prendre possession de notre pittoresque chalet. Sans plus tarder, nous débutons par le sentier Les Cypripèdes, cette boucle de 10,8 km qui contourne la partie ouest de l’île Quarry. Nous marchons sur la grève à marée basse, longeant le littoral, sur cette longue plage de galets. Les falaises mortes, érodées par le temps, sont fascinantes à observer et la beauté des lieux nous invite à ralentir le pas et à s’adonner à la contemplation… La brume a son charme et ajoute un aspect fantomatique au décor, on a peine à distinguer La Grande Île se trouvant pourtant tout près…

Le parcours est parsemé d’éboulis de roches et bordé d’une forêt boréale composée principalement de conifères. Le brouillard se dissipe tout doucement et nous décidons de prendre une pause-dîner. Devant l’immensité du paysage et la vue imprenable sur la mer, nous avons l’impression d’être seuls au monde! Nous observons au loin quelques oiseaux marins ainsi qu’un phoque gris dont seule la tête sort de l’eau. Le souffle d’un mammifère marin attire soudainement mon attention… Oh! Surprise! Trois dauphins nagent ensemble et effectuent des sauts hors de l’eau. Quel bonheur que d’assister à ce spectacle magnifique! Nous poursuivons la randonnée et atteignons la partie sud de l’île. Plus nous avançons et plus les monolithes se profilent à l’horizon. Nous sommes subjugués devant la découverte successive de ces chefs-d’œuvre sculptés par la mer. Plusieurs d’entre eux sont couverts d’une belle couleur orangée, ce phénomène est dû à un lichen nommé xanthoria elegans, c’est de toute beauté!

Mais c’est à l’Anse des Érosions que l’on retrouve les plus gros monolithes de l’île Quarry, ces géants de calcaire immobiles que l’on surnomme « Pots de fleurs » et dont on ne se lasse jamais de regarder. Par contre, une fois rendus sur place, le niveau de la mer a déjà commencé à monter et on ne parvient plus à s’en rapprocher suffisamment. Nous reviendrons demain à marée basse pour prendre quelques clichés… Nous quittons la plage et empruntons les escaliers de bois en direction du sentier Anse des Érosions (600 mètres) pour ainsi nous rendre à notre campement. Après une journée riche en découverte et un bon souper entre amis, c’est en toute sérénité que nous profitons d’un magnifique coucher de soleil sur la Baie Quarry… Le lendemain, le soleil se lève sur un matin brumeux et après le petit déjeuner, nous poursuivons l’exploration de cette île fantastique! Nous débutons la journée par le sentier Le Petit Percé, cette boucle de 3,8 km qui contourne la partie Est de l’île. Sur le chemin du littoral, certains monuments naturels, tapis dans l’ombre de la brume, apporte un aspect mythique à la scène.

La plage de galets laisse parfois place à la lande à cailloutis, cette végétation fragile au ras du sol ornée de quelques conifères rabougris. On retrouve également sur le parcours, de longs platiers rocheux en forme d’escaliers se jetant dans la mer. Le ciel s’éclaircit et nous poursuivons notre randonnée sur le sentier Les Falaises sur 1,2 km. Doté d’un trottoir de bois, ce petit parcours traverse l’île en son centre et passe à travers landes et tourbières. Nous sommes stupéfaits de découvrir d’anciennes falaises cachées au beau milieu de la forêt boréale, preuve que le niveau de la mer était plus haut à une certaine époque… Le sentier débouche sur l’Anse des Érosions, là où les sculptures insolites de la veille nous attendent sagement…

Après avoir suffisamment contemplé et photographié cette exposition d’arts visuels, nous nous dirigeons en toute hâte vers le quai où nous attends un zodiac vers l’île de Niapiskau.

Saviez-vous que… L’un des célèbres monolithes de l’Anse des Érosions est tombé en 1984? C’est signe que la nature continue son lent processus d’érosion…

(source: Parcs Canada)

 

Région:  Côte-Nord-Duplessis
Dénivelé:  Négligeable
Longueur:  10,8 km  (boucle) – Les Cypripèdes
Durée:  5 heures 57 min
Difficulté:  Intermédiaire
Appréciation:  9.5/10

 

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Île Niapiskau

Le ciel s’est couvert mais malgré le temps gris et une fine bruine persistante, nous accostons à l’Anse des Bonnes Femmes sur l’île Niapiskau. Accompagnés d’un interprète de Parcs Canada, nous empruntons le court sentier de bois et entrons dans un univers unique où se retrouvent de magnifiques monolithes aux formes particulières. La visite guidée nous permet de découvrir entre autres L’Aigle, Nixon, Le Gâteau de Noces (coiffé de deux sapins symbolisant les mariés) et de faire connaissance avec La Dame de Niapiskau, ce célèbre monolithe aux formes bien charnues. Tous ces noms insolites donnés à ces géants de calcaire ont été imaginés par Roland Jomphe (1917-2003), illustre poète de la Minganie. Nous sommes vraiment privilégiés de nous balader à travers de telles merveilles, toutes crées par un seul et grand artiste nommé Nature…! Après cette petite virée humoristique, le guide nous en apprends plus sur la géologie de l’Île de l’attente aux canards, traduction en Innu de l’île Niapiskau!

Saviez-vous que… Jadis, l’île Niapiscau portait le nom de l’île à Samuel?
C’est en l’honneur de Samuel Doyle qui autrefois, y fauchait son foin.

(source: Parcs Canada)

 


Île aux Perroquets

L’île aux Perroquets fait partie de la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan, l’un des quatre parcs nationaux du Canada au Québec. Située entre la Côte-Nord et l’île d’Anticosti, elle est accessible uniquement par bateau.  Pour s’y rendre, nous prenons place à bord d’une petite embarcation, communément appelée barque du pays, propriété de la Famille Loiselle. Ces derniers organisent des excursions en mer dans le secteur ouest de l’archipel et après réservation, l’embarquement se fait au 207 rue de la Mer à Longue-Pointe-de-Mingan. Nous naviguons dans les eaux froides du golfe du Saint-Laurent quand soudainement un petit rorqual émerge en partie hors de l’eau. Situés aux premières loges du spectacle, nous sommes totalement émerveillés devant le passage de la plus petite des baleines à fanon. À l’approche de l’île aux Perroquets, nous avons droit à une envolée des plus sensationnelle. Des centaines d’oiseaux marins venus passer l’été en Mingamie déploient leurs ailes et prennent leur envol, c’est magnifique!

Nous accostons sur cette îlot isolée possédant une superficie d’à peine 100 mètres de large par 300 mètres de long. Une interprète de Parcs Canada nous invite à suivre le groupe pour une visite guidée. Trop excités à l’idée de voir enfin ces petits perroquets de mer, elle nous indique simplement l’endroit propice pour les observer. C’est en toute hâte que nous nous précipitons près des toilettes sèches!!! Malgré le fait que l’observation des macareux moines est possible depuis la plage de galets, c’est tout de même à l’arrière des toilettes que la proximité des oiseaux permet de prendre de meilleures photos! Nichés sur la falaise accompagnés de quelques petits pingouins, les macareux moines volent littéralement la vedette. Avec leurs petites pattes orangées et leurs gros becs colorés, ils sont tout simplement adorables! Pas étonnant qu’ils soient l’emblème du parc national.

Les macareux moines viennent principalement dans l’archipel pour y construire leurs nids. Ils arrivent vers la mi-avril pour quitter au début septembre. Durant l’hiver, ils hivernent au large de Terre-Neuve où l’alimentation devient alors  sa principale activité. Après une séance photo des plus réussie avec des sujets hauts en couleur, nous décidons d’explorer l’île avant le départ du bateau. Nous marchons quelques mètres et apercevons cet imposant phare de béton désigné premier phare patrimonial le 11 avril 2014. Il fut construit en 1951 afin de remplacer le phare en bois datant de 1888. Les sept bâtiments voisins construits dans les années 1950 contribuent au caractère patrimonial du phare. La maison du gardien et celle de l’assistant ont d’ailleurs été aménagées tout en conservant un décor d’époque en vue d’offrir l’hébergement. Séjourner sur ce site enchanteur, en apprendre plus sur l’histoire de l’une des premières stations de phare du golfe du Saint-Laurent et profiter de la présence d’oiseaux migrateurs, ce doit être une expérience incroyable! Malheureusement, le temps accordé à la visite de l’île aux Perroquets tire déjà à sa fin et c’est avec regret que nous devons quitter cet endroit paradisiaque. Nous naviguons désormais en direction de l’Île Nue de Mingan, une autre île de l’archipel à la fois unique et fragile… 

Saviez-vous que… C’est sur l’île aux Perroquets, la porte d’entrée de l’archipel, que fut construit le premier phare en 1888?
Au fil des ans, jusqu’en 1978, six gardiens s’y sont succédé.

(source: Parcs Canada)

 

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Île Nue de Mingan

Tout comme son nom l’indique, l’île Nue de Mingan est quasiment dénudée de végétation mise à part la lande, que l’on retrouve en majeure partie sur l’île. La randonnée pédestre s’effectue uniquement sur le littoral pour ainsi protéger cet habitat si fragile. Nous longeons la partie ouest de l’île et partons seuls à la rencontre de majestueux monolithes se prélassant au bord de la mer. Exposée aux quatre vents, le paysage nordique de l’île Nue de Mingan s’apparente à la toundra avec cette végétation au ras du sol. L’interprète de Parcs Canada nous rejoint et nous fait découvrir des fossiles dans les rochers datant de plusieurs millions d’années, c’est fascinant! Mais cette petite île, dont le périmètre est de seulement 9,0 km, renferme également d’autres trésors cachés… Nous avons appris qu’à la fin du 16e siècle, des pêcheurs basques venaient dans l’archipel pour pêcher la morue et y chasser la baleine. Des fouilles effectuées en 1986 ont révélé les vestiges de leur passage indéniable. Cinq fours en pierre utilisés pour faire fondre la graisse des mammifères marins, encore très bien conservés, ont été découverts sur l’île. Ces fourneaux ne sont toutefois pas visibles car ils sont envahis par la végétation et situés dans un endroit interdit aux visiteurs. La courte visite prend fin et nous retournons à notre embarcation où une dégustation d’oursins nous attends, fraîchement pêché par notre sympathique capitaine… Étonnamment, c’est délicieux!

Saviez-vous que… Le monolithe surnommé La Montagnaise, situé sur l’île Nue de Mingan, est le plus élevé de l’archipel?
Il atteint un peu plus de 10 m (plus de 30 pi) de hauteur.

(source: Parcs Canada)

 

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